Les Wallabies, arrivés vendredi à Montpellier, affronteront samedi prochain le Japon avant de retrouver le Pays de Galles, les Fidji, et le Canada. Nul ne les voit éprouver des difficultés réelles dans ce groupe B. "On ne le considère pas comme facile", a toutefois prévenu John Connolly. "Nous devons nous concentrer sur notre propre capacité à bien jouer".

Leur parcours pour accéder au Stade de France le 20 octobre sera en revanche très compliqué par la suite. Ils devraient affronter l’Angleterre ou l’Afrique du Sud en quart, si la logique est respectée, puis les Blacks en demi-finale.

Des adversaires d’autant plus sérieux que l’Australie n’a gagné que trois de ses seize derniers matches à l’extérieur -contre l’Irlande, l’Ecosse et l’Italie-, pour un nul et douze défaites. Pas de quoi entamer la foi de Connolly. "Toutes les équipes ont souffert loin de chez elles", a-t-il tempéré. "Et n’oubliez pas que nous avons gagné deux coupes du monde à l’extérieur" en 1991 et 1999.

"Nous n’avons pas gagné le Tri-Nations mais nous sommes raisonnablement satisfaits de notre façon de jouer", a souligné le capitaine Stirling Mortlock. "Notre préparation est toujours basée sur la vitesse et la technique et actuellement, nous sommes contents de ce que montrent les joueurs", a estimé Scott Johnson, entraîneur adjoint en charge des lignes arrières.

"Il semble juste de dire que les All Blacks méritent leur statut de favori", tranche Connolly. "Mais il y a quatre équipes, les All Blacks, l’Afrique du Sud, la France et nous". "Les All Blacks sont clairement les plus constants mais il y a probablement quatre ou cinq pays qui ont prouvé ces dernières années qu’ils pouvaient se battre les uns les autres et battre les All Blacks", confirme George Gregan, vice-capitaine et détenteur du record mondial des sélections (134).