Texte : Matthieu Bertaud (Kituro)
C’est avec l’enthousiasme discret mais assumé des vétérans qui savent encore ce qu’ils font, enfin, à peu près, que les Kitouristes ont débarqué à Padoue pour le tournoi vétérans local.
Six équipes au programme : deux clubs de Naples, un de Milan, un de Trévise, et nous. Du beau monde, du soleil, et déjà des spritz qui attendaient sagement à l’ombre.
Sur le terrain, le bilan fut celui d’une équipe qui joue pour le plaisir et qui a, ma foi, bien géré ses efforts. Victoire contre l’équipe hôte, très joueuse, emmenée par un 10 dont les dreadlocks semblaient avoir leur propre stratégie de jeu !
Défaite ensuite, face à une équipe autrement plus rugueuse, où les Kitouristes ont montré leurs belles qualités défensives mais n’ont rien lâché face à la force de cette (très jeune) équipe vétérane.
Et pour finir, un match nul au crépuscule, quand la nuit tombait sur Padoue et que les jambes avaient dit ce qu’elles avaient à dire. Classement au milieu du tableau, ce qu’on appelle diplomatiquement "une place de sage".
Les héros ne manquèrent pas. Thierry, dit Bip-Bip, notre numéro 9, a une fois de plus semé tout le monde grâce à une vitesse qui défie les lois du vétéranat. Seb, le king de la cellule, a lui aussi montré à l’Italie ses facultés à transpercer les défenses. Quant à Guillaume, lui, repart avec un surnom tout neuf : le Dépeceur de Padoue, auteur d’un placage dont on parlera encore... au prochain entraînement, ou au prochain spritz, selon.
Car oui, la troisième mi-temps fut à la hauteur de la réputation italienne : spritz généreux, gastronomie somptueuse et un barbecue mémorable durant lequel nous avons pu goûter de près à la dolce vita.
Padoue, c’est aussi la ville de Saint-Antoine, patron des objets perdus. Les Kitouristes en ont ramené une relique — dédiée solennellement à tous ces ballons lâchés, propulsés en-avant et offerts en mêlée à l’adversaire tout au long de la journée. Saint-Antoine a du boulot !
Forza Kitouristi !

(Photos Royal Kituro)
