Après une matinée très pluvieuse entrecoupée de draches nationales, le ciel s’est « ré-ouvert » peu avant le coup d’envoi, laissant place à un ciel gris, certes, mais faisant apparaître de temps à autre un beau soleil.

Petit couac de communication, le match programmé à 14h30 a débuté à 13h45 soit avec 45 minutes d’avance. Un papy venant du Borinage (140 Km) pour voir jouer son petit-fils nous disait qu’il a été averti du changement d’horaire alors qu’il était sur l’autoroute et que s’il n’avait pas « accéléré », il aurait raté plus de la moitié du match.


C’est donc sur une pelouse en bon état que le match amical de 3 tiers-temps de 25’ débute sous la houlette de M. Roland TORNIN.

Durant les 12 premières minutes, le match est équilibré portant le jeu tantôt d’un côté, tantôt de l’autre avec peut-être un abus de coups de pied pas toujours judicieux.
Comme souvent lors de matchs de sélections, on constate de part et d’autre un certain manque de cohésion dont émergent quelques individualités.

C’est la SUISSE qui ouvre le score à la 12’ par une pénalité de 30 mètres face aux poteaux. 0-3
La LBFR réagit immédiatement et, suite à une pénalité à 20 mètres de l’en-but helvète jouée à la main, ouvre sur les trois-quarts dont un des joueurs est plaqué et ne lâche pas le ballon offrant ainsi une pénalité aux Suisses leur permettant de se donner de l’air.
A la 15’, les Belges récupèrent la balle et, suite à une attaque, obtiennent une pénal/touche portant le jeu à 5 mètres de l’en-but suisse. La touche belge est bien négociée par une bonne captation du ballon suivie d’un maul progressif porté par le pack jusqu’en terre promise. L’essai ne sera toutefois pas transformé mais place la Belgique aux commandes ; 5-3
A la 18’, suite à une mauvaise réception du ballon sur le coup de pied de renvoi, les Belges offrent une mêlée aux Suisses qui permet aux trois-quarts de faire une attaque jusqu’à la limite de l’en-but local. Sur la mêlée à 5 mètres qui s’ensuit, la Belgique parvient à se dégager par un botté en touche.
A la 23’, les « individualités » suisses mettent le turbo, passent aux travers des lignes belges qui se montrent fébriles sur les placages et marquent un essai. La transformation, pourtant difficile, est convertie et porte le score à 5-10
Une pénalité au profit des Belges, piqués au vif, sur la ligne des 22 mètres est jouée très vite et le porteur du ballon s’enfonce seul dans la défense helvète qui l’arrête à même la ligne. Après la mêlée qui s’ensuit, les Belges attaquent de plus belle et développent plusieurs temps de jeu. Une pénalité en faveur des Belges, à nouveau jouée à la main, se conclut par un « rentre dedans » non productif. Score à la fin du premier tiers-temps : 5 à 10

Comme dit plus haut, il s’agit de deux « Sélections » qui, bien que ne se retrouvant que quelques fois durant la saison, (re)cherchent leur cohésion et leur jeu de groupe. Cette situation permet évidemment aux « personnalités/individualités » de s’exprimer pleinement mais aussi de s’isoler soit en ignorant le groupe, soit parce que les co-équipiers ne suivent pas. Patientons car cela devrait normalement s’améliorer au fil de la rencontre.

Reprise du deuxième tiers-temps et, à la 2’, un botteur belge tape un coup de pied « plein champ » permettant aux Suisses d’amorcer une attaque. Toutefois, les Belges se reprennent et produisent une belle attaque des trois-quarts peut-être un peu trop classique pour surprendre les Suisses.

De part et d’autre, il y a un échange de coups de pied toujours en plein milieu du jeu permettant au « receveur » de relancer les attaques. Il faudrait rappeler aux jeunes joueurs (et aux grands aussi !) que le jeu au pied est un geste technique et non un moyen de se défaire rapidement du ballon parfois par peur ou par dépit.

Dès la 10’, les Belges commencent à se retrouver et multiplient les attaques. S’ensuit un long temps de jeu. Attaque des Belges qui bénéficient d’une pénalité sur les 22 mètres et choisissent une pénal/touche à 5 mètres de l’en-but helvète. Suite à un en-avant belge, une mêlée ordonnée est accordée aux Suisses à 5 mètres de leur en-but. Les coaches belges en profitent pour effectuer des changements dans le pack. Les Suisses gagnent le ballon, ouvrent et se dégagent par un coup de pied qui porte le jeu sur la ligne des 40 mètres mais offrant aux Belges une touche qu’ils vont bien négocier. Le ballon est ouvert et voyage de gauche à droite et de droite à gauche pour finir par une pénalité dans les 25 mètres toujours jouée à la main (!) mais perdue vu la bonne défense des Suisses qui se dégagent, annihilant tous les efforts consentis par les Belges.

La cohésion commence « à venir » de part et d’autre mais de trop nombreux ballons sont perdus suite à des en-avants ou de pertes de balle lors des impacts.

La LBFR domine le jeu mais sans jamais conclure et ce n’est qu’à la 20’ du deuxième tiers-temps qu’enfin les Belges parviennent à concrétiser en marquant un essai qui ne sera toutefois pas transformé. 10-10
A la 25’, une pénalité belge dans les 22 mètres adverses est jouée à la main mais sans réussite.
Le score à l’issue du deuxième tiers-temps reste donc fixé à 10-10.

A moins que ce soit une consigne des entraîneurs souhaitant améliorer la technique globale, nous pensons que si toutes les pénalités jouées à la main et/ou transformées en pénal/touches avaient été tentées …et réussies… le score aurait été plus favorable aux Belges.

Le public s’attend à un troisième tiers-temps plus emballé et plus emballant étant donné que l’on sent que les garçons, venus de clubs différents, tant belges que suisses, commencent à se sentir bien entre eux.
A la 2’, le botteur belge convertit une pénalité de 22 mètres face aux poteaux permettant à son équipe de décoller, légèrement, au score. 13-10
La sélection LBFR domine son sujet et la mayonnaise semble vouloir prendre mais c’est sur des exploits individuels, à la 7’ et à la 12’, que deux essais sont marqués. Les transformations ne sont pas réussies malgré l’une d’entre elles qui semblait facile. Score : 23-10
A la 16’, nouvelle attaque « isolée » mais arrêtée à même la ligne d’en-but suisse.
Paradoxalement, alors que la cohésion belge s’améliorait au fil du match, ce sont des exploits individuels qui ont scoré.
A la 19’, un nouvel essai belge transformé creuse l’écart en faveur de la LIGUE 30 – 10.
En fin de match, à la 22’, une pénalité en faveur des Belges à 10 mètres et au centre des poteaux aurait pu aggraver la marque par une tentative mais, trop pressés, les locaux ont préféré partir à la main sans pouvoir conclure.

Nous avons assisté à un match amical agréable à regarder qui s’est déroulé dans un excellent esprit.
Evidemment nous l’avons déjà dit, les deux équipes sont des sélections qui ne se réunissent que quelques fois dans l’année, ce qui ne permet pas d’avoir des automatismes et de une cohésion parfaite. Il n’empêche que dans le camp belge on a pu découvrir des « graines » qui ne demandent qu’à évoluer et grandir.
Peut-être que des matchs « difficiles » devraient être programmés plus souvent pour aguerrir nos garçons qui ne demandent qu’à évoluer.

En ce qui concerne la formation de la LBFR, nous avons été étonnés, quoique !, de constater l’absence de certains Clubs qui, pourtant, du moins d’après eux !, forment le Top. En effet, il est de tradition qu’à l’occasion d’un match de sélection, les joueurs portent les chaussettes aux couleurs de leur club. Or, sur le Top 5, seuls 3 clubs étaient représentés et deux, et non des moindres, totalement absents (ont-ils pensé à leurs garçons ?). Mais, comme on dit qu’ « à tout malheur, bonheur est bon », ces « abstentions » ont permis de voir évoluer des garçons de deuxième et troisième divisions ayant du potentiel, ce qui est un encouragement pour les gamins eux-mêmes, leurs parents et leurs entraîneurs qui voient concrètement et avec une certaine fierté le fruit de leur travail.

Reportage et Commentaires : Jean HEIRWEGH
Photos : Sophie WANTY et Syl DAVELOOSE


Les photos du match LBFR U16-Suisse U16 (Photos Sophie Wanty)
Les photos du match LBFR U16-Suisse U16 (Photos Syl Daveloose)