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| Nos Envoyés très Spéciaux, En Direct de NOUVELLE ZELANDE NZ RWC 2011 - Belgium sensations
Incroyable, tout bonnement incroyable. Nous avons décidé, Mathieu et moi de poser un peu nos valises ce jeudi. Vous écrire, penser à nous, flâner un peu. La journée se dessina donc aisément vers un stop over
à Auckland. Il me restait à mettre de l’ordre dans
mes contacts pris avant le grand voyage, qui voir pour finir. Un Business
Club avait été créé sur le net et je m’y
étais inscrit. European Businessman je suis donc devenu. Quel
honneur… Le tout était encore de rentrer dans le centre
des affaires. Pas peureux pour un sou, allons de l’avant et forçons
les barrages qui en fait n’étaient que virtuels. Notre
(nouvel) ami Jones nous accueillait. Badges, pins, il nous donnait accès
à l’étage du pont supérieur sur le port.
Ils appellent cela le CLOUD, un lieu d’événement
en fait.
A peine arrivé notre contact et ami nous recevait sur la terrasse et on tombait nez à nez avec Umaga. Le coupé Rasta nous souriait d’emblée, chouette on n’était pas venu pour rien. Le pire ou plutôt le meilleur était encore à venir. Il reparti avec une barre de chocolat côte d’or spécial noisettes que nous emportons toujours avec nous. A peine installé, voilà qu’un journaliste venait me rencontrer : (je traduis) « Pourrions-nous avoir l’impression pour la NZ TV ce qu’un Belge peut attendre des contacts multilatéraux avec tant une approche business qu’une approche multiculturelle en termes de développement de nos affaires respectives »…. Maman, où est la sortie… me voilà pris à mon propre piège. Ah, Mathieu avait bon de me filmer. J’ai quand même tenu 10 minutes non sans avoir dû signé une décharge pour la publication de mes propos, que j’espérais cohérent. A peine remis de mes émotions, voilà que nous sommes présentés au Dieu des Dieux, Jonah Lomu himself. Le temps de lui dire d’où on venait, qu’on espérait qu’il se rétablissait petit à petit, il restait collé à nous… Une pose pour la postérité plus tard, voilà Andrew, puis le talonneur, puis le 3 ème ligne (désolé pour les noms, Mathieu n’est pas à mes côtés…). Une ambiance dingue. On nageait en plein dans les Blacks et c’était du pur bonheur. Le regard nous attire, un américain de L.A. Il nous présente son pote et son fils. On sympathise, et il comprend ma difficulté passagère. En fait lui aussi a un problème, il vend du pétrole (ou plutôt en achète) et il est le number 2 d’une boîte dont je n’imagine même pas le nombre de zéros de son chiffre d’affaires. Et bien son number one lui a demandé de rentrer au pays pour signer d’urgence un contrat, et il est le seul à connaître les us et coutumes de Dubaï. Pas le choix, no final de bronze, no super final, retour à la casa. Il nous laisse avec son fils, on fera un bout de chemin ensemble. La soirée s’emballe, nous oublions une dégustation vins d’un ami rencontré sur place, une autre réception. On est tellement bien. Le rêve était vivant. Tellement de sourires, tellement de souvenirs. La journée était réussie, on pouvait rentrer en passant, une fois n’est pas coutume par le McDo local, ouvert 24/24 comme il se doit. Je relis notre ticket, 2 ham et 2 cheese, là on a été raisonnable.
Tout se passe encore et encore en anglais, mais ça va, on tient la route. Parfois quand je vais aux toilettes et que je laisse Mathieu tout seul, il me regarde à mon retour avec des yeux quelque peu sévère, mais ça va, il tient la route aussi. Il me fait surtout comprendre que nous sommes attendus à 30 minutes de là pour vivre un autre moment fantastique : jour un match de rugby sur la terre promise. En fait, un groupe de français, animé par Villepreux et Sella sont dans un des plus prestigieux clubs de D1 NZ. En fait j’ai aussi envie de vivre ce moment… Vous aurez compris, même avec 30 minutes de retard on arrive dans ce stade qui se dira mythique par après tant ce club a fourni de Blacks en plus de 100 années d’existence. On se présente aux organisateurs, aux Français aussi, et on est direct accepté. Voilà les vestiaires, que vous faut-il comme vêtements, en 15 minutes on est prêt. Le temps de reconnaître nos illustres hôtes nous jouons un touch d’abord à 10 contre 10, puis Mathieu sur le grand terrain à 15 contre 15. Voilà, l’Océanie est enfin à notre palmarès ! Après s’être changé, nous nous effaçons après avoir juste pris une pint of beer. Mais que nenni, on se fait rattrapper tant par les Français que par les NZ : vous n’allez quand même pas partir, restez manger avec nous !! Incroyable de convivialité. Du rugby en fait... simplement. Des chansons, des rencontres, tout est convivial. On a enfin joué en crampons en NZ… et attendez, la cerise sur le gâteau : un panneau avec le tracé d’un courageux qui a été de NZ en Angleterre faire la promotion du rugby. On y reconnait une pub bien connue de chez nous : les transports Alloin… Un maillot noir jaune rouge fait partie du tableau. Et énième surprise, une photo des Balbourg père, frère et fils (sauf erreur). Nos amis de Liège avec qui on a souvent croisé le fer des crampons. Tout fier qu’on était de montrer nos maillots !! Ce club est grandiose, notre sport l’est autant, le rêve de continuer. Ce soir nous nous rendons à l’Eden Park pour la finale dite de bronze. En train, car le temps presse. Il paraît que les Gallois ont faim de victoires, tant mieux. Pour le show rugbystique, nous vous laissons à vos écrans. A tout soudain les amis, demain la grande finale. Les rues seront des scènes de spectacles assurément. Les regards nous feront plaisir, la fête se vivra intensément. Mathieu et Christian CLOOS
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