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| Nos Envoyés très Spéciaux, En Direct de NOUVELLE ZELANDE Episode 8
Episode 8, acte final. Désolé, ce dernier épisode comprendra 4 journées, car depuis le Finale de Bronze (elle est quand même mieux nommée que celle de vos amis footballeurs dite ‘Petite Finale’) tout s’est enchaîné. Le sprint final a été tellement intense que les 26 heures d’avion et les 03 Airbus n’ont rien arrangé pour récupérer de tous ces efforts. La souffrance est agréable, nous sommes d’ailleurs consentants. Nous vous avions donc laissé avant de nous rendre samedi soir à l’Eden Park pour voir s’affronter l’Australie et les Gallois. Pas le temps d’y aller à pied, le train fera l’affaire, nous gardons nos forces pour le lendemain. Par un concours de circonstance que je vous relaterai en fin de texte, nous nous retrouvons en tribune basse entre la ligne des 10 et celle du centre, vous l’aurez compris, on ne peut mieux placé. Je suis assis à côté d’un gallois, enfin je pensais, car celui qui arborait un maillot rouge pétant n’était autre que suédois. Et comble du hasard (auquel je ne crois plus) il avait joué me dit il contre la Belgique début des années ’80. Je me souvenais en effet d’un match à Neder où je pense notre 1ere équipe féminine avait joué en lever de rideau. Il se souvenait en tous cas avoir très bien mangé au banquet de clôture, comme quoi les détails… Le match en tous cas nous a plu, les Australien ne jouant cependant pas trop à leur meilleur niveau. Pour un match sans pression, il a été d’une très bonne facture. Je suis néanmoins choqué que seuls les jaunes méritaient de chercher leur médaille sur le podium, les Gallois restant eux sur le côté. Quoiqu’il leur arrivait, ils avaient de toute manière réussi leur RWC. Je ne sais plus pour finir comment nous sommes rentré, à pied ou en train, mais une petite ballade nocturne nous appelait encore pour savourer cette vie nocturne aussi respectueuse que festive. Mais le grand jour c’est pour demain… Un air de veille de classe de neige au moment de s’endormir. Mathieu préférant quand même sortir un peu avec son ami.
Réveil pénible car le Pdj était programmé à 07h15 au plus tard. En effet nous étions convié pour 08h15 à une excursion maritime d’une bonne demi journée : rendez vous probable et avoué avec les baleines et les dauphins au large d’Auckland. Nous avons navigué certainement 01h30 avant de croiser le premier banc de dauphins. Ils ont ceci de génial c’est que quand on les croise, ils vous suivent… Croisent en dessous du bateau, filent derrière le pont, sursautent pour notre plus grand plaisir. Restait à repérer les baleines, ce qui fut fait une heure plus tard, tout le monde scrutant l’horizon pour les repérer. Impressionnant… Mais bonjour pour les photographier ! Il n’y a jamais que le dos qui sort avec son petit aileron comme repère, vous ne savez jamais où, et ça dure 3 secondes. Puis, 3 à 5 minutes plus tard, elle ressort on ne sait jamais où. Puis, la route se poursuivant, on repère des jets d’eau. Chouette, un nouveau groupe de baleine. Et bien non, raté. Les jets d’eau n’étaient autre que des oiseaux qui plongent de + de 25 mètres de hauteur, en piqué, pour capter sa proie directement dans l’eau. Ils tombent donc à une vitesse folle, les ailes déployées, et au dernier moment se mettent droit comme un i pour améliorer la chute dans l’eau cette fois. Et cela, des dizaines de fois en 05 minutes, spectacle garanti. Le repas ce dimanche midi était organisé au sommet de la Sky Tower, du côté du 130ème étage si ma mémoire est bonne. 130 ou 150 peu importe, je flippait dans l’ascenseur. Et pour ne rien arranger les choses, le sol dudit ascenseur était transparent sur la moitié de la surface… J’ai pensé à autre chose durant 3 minutes et le Sky de la Tower s’ouvrait à nous. La vue était dégagée et toute la baie d’Auckland nous offrait une vue superbe. Le temps de repérer l’Eden Park aussi. Certains candidats aux sensations fortes s’accrochent même en rappel pour faire un tour à l’extérieur… Pourquoi pas un saut à l’élastique aussi, enfin vous aurez compris, je préfère le plancher des vaches, leur côte à l’os aussi, allez, hop au buffet. Et bien il était d’une qualité extrême. Des salades étonnantes, des moules à coquilles vertes dont je vous parlerai plus tard, du jambon braisé fondant en bouche. Et un petit plateau de fromages plus tard, on était bien. J’en avais même oublié l’altitude. Dany Roelands nous ayant fait aussi le plaisir de nous accompagner, c’est en bonne compagnie que nous conversions avec nos amis français. Même les premiers T-Shirt de la finale étaient déjà sortis et imprimés. Le lundi matin c’était d’ailleurs les même qui étaient aux étalages, avec le score ! C’est une des rares folies que nous nous sommes offerts au retour, en plus d’un maillot Sud Af soldé mardi matin. Cette petite parenthèse pour relever que ce sport devient petit à petit hors de prix à regarder et à vivre en live. Où cela va-t-il nous mener ? L’IRB est une fédération riche, certes. Elle redistribue à tous ses membres, ok. Rapport partiel ou pas, pas de violence dans les stades. Mais quand Max du Stade Français vend tout le 3eme étage du Stade de France à 5€ pour permettre aux familles de tous bords de se rendre au stade, cela devient plus qu’accessible. Avec 1000€ pour deux places derrière les poteaux pour la finale, il y a intérêt à avoir bossé et économisé grave pour y accéder, en sachant en plus qu’il ne suffit pas d’avoir les moyens, encore faut il pouvoir accéder à la voie céleste vous permettant d’en acheter ! Bien entendu que je vous aurais avec mon grand cœur rapporté à tous un maillot des Blacks, mais à 150€ le maillot, j’ai juste pris une photo… et attendu qu’un article soit soldé. Fin de la ( ). Nous décidâmes de prendre un café au niveau 0 et c’est in finé dans l’hôtel des joueurs français que nous nous sommes rendu Dany et moi, Mathieu préférant une petite sieste réparatrice. Une petite bavette plus loin avec le Président de la Fédération Marocaine, les supporters tricolores animaient le lobby. Redescendant en rue je croise un ami français mais demeurant à Madagascar, à Tana plus précisément. Un regard, un sourire, une tape sue l’épaule, on se retrouve dans un pub où on fait la connaissance avec des petits groupes de supporters, le plus souvent unicolore. Tout devient encore plus magique, l’ambiance monte, les spectacles de rue sont omniprésents. En fait, à partir de 4 heures avant la finale, ce sont des dizaines de milliers de supporters qui descendaient les larges avenues bloquées à la circulation pour se rendre au port ou dans les pubs pour voir sur écran géant la finale, tandis que d’autres dizaines de milliers de supporters remontaient ces même rues pour se rendre au stade. Un chassé croisé une nouvelle fois grandiose. Au vu des circonstances (le flux énorme de supporters) nous décidâmes une nouvelle fois de partir au stade plus tôt. La route fût simplement grandiose : énième rencontre avec Napoléon qui est toujours placé au dessus des mêmes escaliers, longer le parc où les manifestations étaient autorisées, découvrir la mode locale à travers des animations très stylée, les kilomètres semblaient moins longs. Une dizaine de carrefours plus loin, passant devant un des nombreux pubs, quelqu’un proposé quand même de s’en jeter quand même une petite. Alors pourquoi choisir ce pub là, je n’en sais trop rien. Toujours est-il qu’à l’intérieur : 4 supporters habillés en Noir Jaune Rouge… Comme c’est aussi la couleur d’une province locale, et comme on s’était déjà fait prendre une fois, on y va doucement, mais dès le premier regard, impossible de se tromper : c’était du belge ! Et du Wallon ! Le borinage était là en force. On se découvre des amis communs de notre secte Rugby et je ne sais ce qu’il m’a pris mais les associant à tous ces clubs Hennuyers, j’ai eu une pensée pour ce joueur Etienne Manise, ex pompier de son état, et malheureusement décédé lors d’un incendie volontaire d’une discothèque dernièrement. Sans hésiter, les 5 bières suivantes ont été bues en sa mémoire. La route de continuer non sans être passé par les sanitaires, moi ayant bien retenu ma leçon…
Allez, encore un petit hasard… ? Nous prenons place dans la section 308 rangée X, en plein dans un groupe de français, le temps de saluer mon voisin que j’apprends qu’il a joué quelques temps au Visé Rugby Club cher à notre Président de Ligue Laurent Otten, club que j’ai également fréquenté deux saisons. C’est quand même dingue, mais plus rien ne m’étonne, même une victoire française… Et bien la raclée n’est pas venue, les bleus sont bel et bien la bête noire des ogres du bout du monde. Enfin du bout par rapport à nous, car dans une sphère, c’est où le bout ? Juste ceci pour placer que nous avons découvert des cartes postales (ramenées à Tourinnes-la-grosse avec les timbres, comme dab…) mais avec la Nouvelle Zélande placée au Nord, en fait une carte du monde inversée. C’est surprenant, ils se retrouvent dès lors au sommet du monde… Comme au States où ils représentent le monde (vu sous la forme d’un plan cette fois) avec les deux Amériques au centre et pas sur la gauche comme nous le voyons habituellement. C’est aussi cela voyager, c’est découvrir, c’est regarder le monde comme nous n’avons pas l’habitude de se le représenter. Parfois on regarde les choses, telles qu'elles sont, en se demandant pourquoi. Parfois on les regarde, telles qu'elles pourraient être, en se disant pourquoi pas ... Notre Axelle Red nous l’a chanté. Le match est en nous, nous le vivons. Pour avoir logé durant 12 jours dans l’hôtel des arbitres, nous l’observons plus que de coutume. Assurément il n’arbitre pas de la même manière quand il est dans un ou l’autre camp. Je ne sais si les français ont eu une pénalité en leur faveur dans le camp des Blacks, mais on ne pouvait leur voler leur victoire. Quoi qu’il en soit, nous étions fiers des Bleus, assurément. Vous avez vu cette finale, vous avez votre propre ressenti. Ce fût à nouveau un grand spectacle, rien à voir avec leur ½. Les tours d’honneur étaient poignant, une fois les joueurs arrivés à une vingtaine de mètre de nous. Les NZ s’autorisant un nouveau Haka en face de la tribune latérale, leur fête pouvait commencer. Retour à pied bien évidemment, un peuple en folie. Les rues, je ne vous dit pas… Ceux remontant cette fois du Port (il était quand même bien passé minuit), retour une nouvelle fois à 2h00 à l’hôtel. Nous étions au 17eme étage, et on n’arrivait pas à dormir tellement il y avait du bruit dans la rue !! LUNDI, dernière journée pleine ;
Ce n’est quand même qu’à 11h que nous sortions de la ville en voiture, un peu sonné de la veille et de la énième courte nuit. Cette pointe, un peu à l’instar de celle de Cherbourg en France était impressionnante. Le spectacle était une nouvelle fois en rue, il suffisait d’ouvrir les yeux et d’imprimer les plus belles images dans une partie de son cœur. Après deux heures de route et une promenade sur un plage où il était bien précisé par un panneau qu’il était interdit de pêcher plus de 25 moules par jour et par personne !! Le temps de croiser trois personnes qui avaient rempli un sac énorme, on s’en est allé à la recherche d’une gargote proposant ces mêmes mollusques. Du bol ou pas, mais on s’est arrêté à un endroit qui nous inspirais vachement confiance. Un chalet tout blanc, des tables dressées dehors, un bar séparé. Le décor était parfait. On s’est laissé guidé, car pas de casseroles de moules ici. Plutôt des choix de préparations sur un même plat. Souvent gratinées, elles sont gouteuses à souhait. Crues, cuites, au vinaigre, froides, chaudes, le panel est total. Un petit flacon local faisait aussi bien l’affaire. Puis ce qui devait arriver arriva : une table de 3 couples NZ nous demandait de venir les rejoindre pour parler du tournoi autour d’un verre de vin. Deux heures trente on est resté avec eux !! Parler de tout de rien, de la Belgique, de leur fantastique pays. Ils n’ont pas voulu qu’on paie une seule boisson, et il y en a eu des tournées !! Aie, tolérance zéro sur l’île pour la conduite d’un véhicule. Néanmoins, pas de voiture à l’horizon, on y va calmement. De toute manière, avec ces routes sinueuses, ces cols, pas trop le choix de rouler lentement. Nous partîmes donc non sans avoir fumé le calumet de la paix en plantant à côté de leur grand drapeau Blacks notre petit drapeau français laissé donc sur cette terre sauvage à l’envie. La dernière boucle autour de Coromandel était splendide une nouvelle fois, une envie de tout ramener, de tout vous conter tant c’est magnifique. MARDI Pas envie de se réveiller… Nous savons que ce rêve finira pour de vrais. A quoi bon se mentir, c’est le dernier jour. Dernier petit dèje avec Rapha Ibanez et sa famille, derniers regards avec ces habitués. Le bus quittant à 14h30 l’hôtel, nous avons encore flâné après les valises quelques moments en ville. L’avion décollait à 18h30 et quelle ne fût pas notre surprise de nous rendre compte que nous allions rentrer avec les joueurs et tout le staff. En plus de quelques célébrités. Aux hasards des aéroports visités, c’est avec Serge Blanco que nous prenions un café, avec Jean Pierre Rives, le Casque d’OR, on taille une bavette à Sidney. Un échange de dernières impressions avec la 1ere ligne, pendant que Maxime Médard vient faire le singe derrière la photo, un peu frustré que je l’avais demandé à l’unique pilier Jean Baptiste Poux… La foule en délire nous accueillait à CDG, on a quitté l’aéroport entouré de sympathiques gendarmes et pris la A1 pour trois dernières heures de route… Mais face à ces deux semaines de rêve, on aurait du les faire à vélo que c’eut été du pareil au même. Bon, en être capable c’est autre chose. Mais ce dont nous avons été capables c’est de vivre son rêve qui consistait à aller à la Mecque du Rugby pour la première fois, et peut être même la dernière. Tout cela se vivant évidemment de l’intérieur, ce sont des sommes innombrables d’émotions rencontrées, vécues, échangées. Toutes ces rencontres furent magiques. Cette Aventure fût tout bonnement FANTASTIQUE !!! Merci à vous de nous avoir lus, nous avons tenté par ces billets de vous faire vivre cette quinzaine de l’intérieur. Nous tenons à votre disposition toute la documentation glanée ci et là pour organiser votre propre expédition si le cœur vous en dit. Rendez vous dans 4 ans pour l’un ou l’autre allez retour en Angleterre si l’occasion nous est donnée de pouvoir acquérir l’un ou l’autre sésame, mais si c’est pour économisé, alors autant le faire pendant 8 années, car le Japon en 2019 cela devrait être une occasion unique de visiter ces contrées… Retrouvez les photos de l'épisode 8 ! A tout soudain, Mathieu et Christian Cloos Il vous est loisible de nous laisser également et si vous le désirez vos impressions sur « christian.cloos@skynet.be » Je vous avais laissé entendre que je vous avouerais le pire
en fin de billet, vous conter ce qui a failli être l’équivalent
de notre échelle de Richter indice 10 à nous...
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